sept 05 2008

Le “syndrome Ally McBeal”

Catégorie : To be continued ...erroneus @ 19:42

Pour ceux qui ont suivi cette série, j’imagine que ce qui leur en reste, c’est la bande-son et son rôle dans la série. En effet, chaque personnage avait sa musique fétiche associée et feu-Barry White y tenait une place prépondérante.

Ce que j’appelle par conséquent “syndrome Ally McBeal” est une tendance naturelle à associer une musique à un lieu, une personne, ou une atmosphère particulière. Autre caractéristique : le même contexte appelle la même musique ou presque.

Par exemple, je visitais il y a peu Aix-en-Provence, et son soleil de plomb, ses maisons anciennes, ses rues resserrées et ses teintes de Soleil ont fait que j’ai déambulé 4h dans la ville avec le thème de “Pour une poignée de dollars” (A Fistfull of Dollars) dans la tête.

Autre exemple, depuis une semaine, dans le tram en rentrant du boulot, j’ai du Etienne Daho dans la tête (”Le premier jour du reste de ta vie“). Sinon, quand le vent est plus fort et plus froid que de coutume, j’ai “La Brise” de Déportivo qui résonne dans ma boîte cranienne (”La Brise“).

A titre d’illustration, quelques nouveaux morceaux devenus récurents depuis quelques mois :

  • quand j’ai le blues : Manchild de Eels (”Manchild”) ;
  • quand j’ai la patate : Take The Long Road And Walk It de The Music (”Take The Long Road And Walk It“) ;
  • quand l’insomnie est là :  tout l’album “No Angel” de Dido (en particulier “Honestly Ok“) (depuis Orsay pour celui là).


sept 04 2008

La meilleure com’ scientifique de l’année

Catégorie : So far, so nerderroneus @ 10:36

Faire du rap en parlant de Physique, c’est possible !  Vous en aviez réver ? Le LHC l’a fait ! (à défaut de fonctionner ^^ )  :

Large Hadron Rap

Plus sérieusement, je trouve ça excellent. Comme quoi, en Physique des particules, quand on n’a pas de résultats, on a encore des idées :p


sept 01 2008

It’s good to be back !?

Catégorie : To be continued ...erroneus @ 19:26

Après une semaine en famille, une sur Paris, un WE sur Caen , une journée et demi de boulot, 10 jours d’école d’été dans le Sud de la France sur un sujet somme toute assez éloigné de mon sujet de thèse, me voilà revenu à mon train-train quotidien …

Tout semble identique à ce que cela était avant de partir, mais pourtant, c’est différent. Je précise qu’en ce qui concerne les prises de conscience annuelles et les bonnes résolutions, je tourne avec un calendrier scolaire (ça fait trop longtemps que je suis à l’école …).

En général, je suis plutôt content à cette période de l’année : je finis (en juin) avec une grosse claque dans la gueule, rebondis pendant l’été et débarque en septembre avec la patate, en route vers de nouvelles aventures. C’est comme ça que ça se passe depuis ma classe de première …

Mais cette année, je n’ai pas eu le droit ma torniolle annuelle, le genre de celle qui vous rapelle que vous n’êtes pas un flocon de neige unique et merveilleux (Fight Club, what’s else ?), juste au cas où vous l’auriez oublié (si seulement c’était possible …). Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir fait ce qu’il fallait. En plus, j’avais innové : au lieu de la chercher dans le milieu “scolaire”, je me suis aventuré sur un terrain plus dangereux : ce qui touche à soi et non pas à ce que l’on fait. Ironie du sort, j’ai eu droit à une réponse de normand (y en a un qui a un sacré sens de l’humour).

La différence entre la réponse immédiate et le doute est importante : la première est en générale brutale et laisse des traces même si on s’y attendait. Le doute est plus traître, il entretient l’espoir, vous corrode le moral, vous vitriolle les tripes. Et une fois que vous êtes plus qu’une loque à l’agonie, il vous balance avec l’eau du bain. Mais bon, je suis increvable, ils devraient le savoir depuis le temps.

Résultat, je retrouve ma vie sans enthousiasme, toujours décidé à ce que ça change, sans vraiment savoir comment m’y prendre. J’ai pris conscience pendant ces vacances que je n’étais mon travail et que je “vallais” plus que lui (en même temps je suis devenu mon travail pour des raisons que je n’expliciterai pas ici :p).

Ma résolution de cette année est celle de tout bon médecin : arrêter de soigner les symptomes et s’interesser aux causes. Mais p-e que c’est incurable ^^


août 18 2008

Le premier jour du reste de ta vie

Catégorie : To be continued ...erroneus @ 22:01

Il est assez rare que j’aille voir un film, achète un livre ou un CD sans avoir une idée de ce qui m’attend. Heuresement, il arrive que je sois comme aspiré par un élément ayant trait à l’oeuvre en question et que j’y aille complétement à l’aveugle.

La première fois que ça m’est arrivé, c’était avec un bouquin : “Mort d’un commis voyageur” d’Arthur Miller (c’est une pièce de théâtre). Le titre m’a obsedé pendant de longs mois, jusqu’à ce que j’achète le livre. Il m’a fallu trois ans pour l’ouvrir et 3h pour le lire, et franchement, je ne regrette pas.

Ca ne m’était jamais arrivé avec un film jusqu’à ce WE. Il s’agît de “Le premier jour du reste de ta vie”. Je ne suis même pas allé visionner la bande-annonce et j’avais le sentiment d’avoir déjà entendu cette phrase sans être capable de me rappeller où et quand (la réponse est là : Etienne Daho - Le premier jour (du reste de ta vie)). Outre de m’avoir réconcilié avec le cinéma français (le film “Paris” ouvert la voie), ce film m’a fait l’effet d’un décapsuleur pour une bière sous pression.

L’histoire en quelques mots : quelques tranches de vie qui marquent de façon irrémédiable la vie d’une famille étalées sur une quinzaine d’années. Dit comme ça, ça a l’air banal, mais ce ne l’est pas. Si les thématiques des liens du sang, des fantômes du passé, des erreurs que l’on paie d’autant plus cher qu’on les paie tard, du sentiment permanent qu’il suffirait d’une pichnette pour que tout aille mieux ou qu’au contraire, tout soit pire, vous parlent, foncez voir ce film.

Je crois que ce qui résume le mieux ce film, c’est la chanson dont est tirée le titre :

(…) 

Debout peu importe le prix
Suivre son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Tu peux exploser aujourd’hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Non accidentel

Oui tout peut changer aujourd’hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

 Etienne Daho - Le premier jour (du reste de ta vie)


août 01 2008

Guillaume d’Orange est mon ami

Catégorie : To be continued ...erroneus @ 18:48

Chacun a ses propres limites, ses propres peurs et ses propres rêves. Mais en général, les trois ont tendance à interférer de façon destructrive. Le problème pour moi, c’est que le désespoir n’existe pas : j’ai beau dire et m’efforcer de n’attendre rien de bien de la vie, au fond de moi, la petite flamme de l’espoir est toujours là, vacillante mais présente.

La contrepartie de l’espoir, c’est la peur et la paralysie qu’elle entraîne. La peur que l’espoir ne reste à jamais qu’un espoir. La paralysie devant un choix à faire, un de ceux qui pourrait tout changer, pour le meilleur comme pour le pire. Un choix que seul soi on peut faire pour réduire ainsi de façon unilatérale le champs des possibles, séparer enfin ce qui est et sera de ce qui aurait pu être. Le prix de la liberté en quelque sorte.

Bien sûr, je ne parle de pas de vie et de mort, mais il m’arrive assez souvent de devoir trancher dans des situations où j’ai le sentiment que je mets toute ma vie en jeu, comme si une simple pichnette à cet instant précis pouvait changer définitivement et radicalement le cours de ma vie. D’un côté, c’est assez terrifiant, car cela signifie que tout ne tient qu’à un fil et de l’autre, c’est réconfortant de se dire que rien n’est figé, acquis, plié, du moins, tant que je n’ai pas eu à trancher.

J’ai longtemps fait le choix de ne pas trancher certaines questions, de peur de ne pas être capable de me relever. Mais avec le recul, c’était de la lâcheté. J’ai passé ma vie à viser trop haut, me retamer et me relever, que ça soit physiquement ou “académiquement”. Pourquoi n’en serai-je pas capable ? Jusqu’ici, je n’ai pas eu le sentiment que cela m’ait porté préjudice, mais depuis quelques temps les choses ont changé.

Il y a presqu’un an, j’ai commencé une révolution lente et silencieuse : j’ai fait le ménage dans ma vie, j’ai retrouvé la forme, j’ai perdu quelques mauvaises habitudes et surtout, j’ai essayé de combattre mes peurs. Le résultat n’est pas encore probant et je n’ai pas trop d’espoir que ça change prochaînement. Mais pourtant, je continue. Si les efforts ne garantissent pas les résultats, n’en faire aucun garantie leur absence. Et pour tenir, je repense à cette citation de Guillaume d’Orange :

Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer


juil 30 2008

Chercheur freelance !?

Catégorie : What's up, Doc ?erroneus @ 19:01

Après avoir passé quinze jours dans un état léthargique (non, je n’étais pas en vacances), ça fait bientôt une semaine que j’ai la tête en ébullition (non, ça n’a rien à voir avec le niveau de mercure).

Je me suis mis à lire un livre que j’avais acheté pour Noël (oui, je me fais des cadeaux) qui parle de Physique (théorique) et de comment elle se pratique/devrait se pratiquer (j’en parlerai dans un avenir proche). Ajoutez à ça mon “idée” de passer l’agreg de maths, mon “projet” sur les rayons cosmiques qui attend mes vacances imminentes pour revenir pointer son nez et mon collègue en fin de thèse qui va devenir prof des écoles et profiter de tout son temps libre pour s’adonner à sa passion : l’astronomie.

C’est sûr que, dit comme ça, ça ne saute peut-être pas aux yeux, mais à retourner toutes ces idées à la vitesse grand V, ça finit par donner un truc un peu dingue (mais cohérent :/). Partant du constat que la façon de faire de la Physique est assez éloignée de ce que j’imaginais, que la Physique expérimentale ne me passionne pas autant que cela devrait et qu’en plus, elle introduit des contraintes supplémentaires (nécessité de travailler en équipe, budget conséquent pour monter une manip, réalisation d’un dossier soumis à validation, compétition, etc), je me pose de plus en plus la question de mon avenir après-thèse.

Je ne suis pas sûr de vouloir faire ce que je fais actuellement pendant les quarante prochaines années et me tourner vers l’industrie, même si cela paraît attractif car nouveau et différent, n’est peut-être pas le plus judicieux.

Moralité : quoi faire ?

La réponse à cette question et cause de perte de nombreux neurones par dépassement de la température critique est la suivante : faire profde math agrégé et profiter de mon temps libre (conséquent) et du confort matériel (relatif) pour faire de la Physique-mathématique !

Je sais, c’est dingue, mais ça fait près d’une semaine que ça tourne en boucle dans ma caboche … Espérons que les vacances fassent leur oeuvre.


juil 20 2008

A gauche après Pluton …

Catégorie : So far, so nerderroneus @ 20:41

A quoi rêvent les gens ? Quels genres de projet ont-ils en tête ? Tout simplement, à quoi pensent-ils ? C’est le genre de questions que je pose plus d’une fois par jour.

Non pas que les réponses en elles-même m’intéressent pariculièrement (quoique, pour flirter avec le néant chez certains, ça pourrait être une expérience enrichissante), ça serait plus pour estimer le déphasage entre mes aspirations et celles de mes congénères.

J’imagine (mais ce n’est qu’une hypothèse) que les choses primoridales sont un peu près les mêmes pour tout le monde. En vrac : être heureux, avoir la santé, profiter de ses proches etc.

Vient alors la “bifurcation” : personnellement, je m’en cogne d’être célèbre, de gagner un million d’euros, d’être le plus, beau le plus fort, le plus intelligent (nan, tout le monde s’en tape de ça) ou que mon blog soit lu (là, je mens ^^).

Juste pour donner une idée, voici les trois trucs de “dingues” que je ferai bien (vu mon humeur changeante, on va dire que ceux qui reviennent le plus souvent), classés par ordre de “faisabilité” :

  1. passer (et réussir) l’agreg de maths ;
  2. escalader l’Anapurna (sans oxygène) ;
  3. assister à mon enterrement (fingers in the nose).

Je profite de l’occassion pour passer une annonce : si un jour vous croisez un couple d’extra-terrestres qui cherchent leur fils, vous me les envoyez svp.


juil 16 2008

Something borrowed, something blues …

Catégorie : To be continued ...erroneus @ 20:09

Ce weekend, je suis allé au mariage d’un cousin, le premier dans ma famille depuis près de vingt ans. Comme à mon habitude, j’aurai pu dénigrer sans fin et sans effort la cérémonie, la fête qui a suivi, mon cousin, sa femme et la quasi-totalité des convives (ma famille comprise).

Pourtant, je n’en ai rien fait. Je ne sais pas,  je n’étais pas d’humeur. Les mariés avaient l’air heureux et j’avais envie de ne voir que le bon côté des gens. Ma langue de pute habituelle a su se mettre à l’écart et mon esprit, si prompt à la critique vitriolée, s’est tenu tranquille.

Je me dis que ça signifie que je ne suis pas irrécupérable. Ce n’est p-e pas si mal, parce qu’à force de “constater”, mes collègues m’ont prédit le goudron et les plumes dans un futur proche.

Mais au fond, en y réfléchissant bien, ce qui emmerde le plus le gens que je critique, ce n’est pas la forme que j’y mets (mon tact étant légendaire ^^), ni même le fond (pas sûr qu’ils comprennent …), non, ce qui les dérangent, c’est qu’au fond d’eux, ils savent que j’ai raison (et la palme du “plus gros connard de la décennie” est décernée à …).

“La haine s’installe” comme dirait mon collègue de bureau, mais j’espère finir par m’en lasser, sinon, je finirais vieux, aigri et seul (et par conséquent, ma propre tête de turc).


juil 03 2008

It’s good day for singing a song !

Catégorie : This world sucks, To be continued ...erroneus @ 21:09

Certains disent que nous sommes les livres que nous lisont, les films que nous voyons, la musique que nous écoutons. Vu mes goûts dans ces différents domaines, je préfère ne pas en tirer de conclusion sur qui je suis. D’ailleurs, si j’ai appris un truc en Cosmologie, c’est qu’il est extrêment difficile d’étudier un sytème lorsque l’on en fait partie. Et je peux difficilement être moi sans moi. La bonne nouvelle, c’est que l’ensemble me paraît assez cohérent.

Pour donner une idée, je vais citer les derniers films que j’ai vu au ciné et qui m’ont marqué par ordre chronologique décroissant sur la petite trentaine que j’ai vu en presque deux ans (j’ai encore les tickets dans mon portefeuille) :

  • Au bout de la nuit (Street Kings)
  • A bord du Darjeeling Limited
  • Paris
  • Into the Wild
  • Les Promesses de l’Ombre
  • Bobby
  • Little Children
  • Hard Candy

La plupart sont des films gais qui finissent bien …

Côté bouquin, je ne suis pas un gros lecteur et les derniers livres qui m’ont scotchés sont “Je suis une Légende” de Richard Matheson et “Fight Club” de Chuck Palahniuk (encore mieux que le film qui en est tiré). Je pourrais aussi cité “Retour au meilleur des mondes” de Aldous Huxley qui est une sorte d’essai sur l’évolution de nos sociétés écrit en 1958 et qui parle de comment ça se passera quand on commencera à manquer de ressources naturelles et qui faudra faire face à la surpopulation … A coté “Oui-Oui plante des choux”, c’est terrifiant !

Passons maintenant à mes oreilles. J’écoute en boucle depuis quelques semaines trois groupes qui en fait n’en forment qu’un : Diabologum, Expérience et Programme. A l’origine, il s’agit d’un duo (Diabologum) qui s’est séparé : un côté “on y croit encore” (Expérience) et un côté “on a déjà touché le fond” (Programme).

Pour se faire une idée :

  • Diabologum : les morceaux “A découvrir absolument” (dans la play-list ou première vidéo) et “365 jours ouvrables” (3ème vidéo, celle où le clip est un match de basket) sont assez représentatifs.
  • Expérience : écoutez “Deux” (dans la play-list).
  • Programme : ce n’est pas leur meilleur morceau, mais vu que c’est loin d’être tout public, c’est chaud de trouver un extrait. Pour illustration, voici les paroles du premier morceau du premier album : Demain . Je vais vous éviter toute illusion : la pente suivie ne change de courbure …

Je vous laisse le soin de deviner lequel des trois j’écoute le plus !

Citation du jour :

On a large enough time line, the survival rate for everyone drops to zero - Chuck Palahniuk


juil 02 2008

Faîtes-vous soignez, qu’ils disaient …

Catégorie : This world suckserroneus @ 21:05

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